La perle partage avec l’or l’imaginaire de la découverte. Qui, en effet, n’a pas secrètement rêvé un jour, en ouvrant une huître, de découvrir une perle ? Jamais, bien sûr, le miracle ne s’est produit. Car il faut des circonstances bien extraordinaires pour qu’une huître, agacée par une blessure causée par une impureté, sécrète autour de cette impureté la merveilleuse matière et génère ainsi, couche après couche, la petite sphère magique. Mais la perle est rare car bien peu d’huîtres ont ce courage, et seulement dans les mers chaudes. Alors, l’homme s’y est essayé, introduisant délicatement une petite bille de nacre sous le manteau de ces huîtres et là, le miracle s’est produit. Ainsi naquirent, au Japon, les perles de culture. Plus grosse est la bille de nacre, plus grosse sera la perle… si l’opération réussit.

L’eau tiède de Birmanie, les mers du Japon, d’Australie, de Tahiti, produisent les perles de culture les plus convoitées. Est-ce le côté vivant de leur origine ? Rien ne convient mieux au teint d’une femme qu’un collier de perles, rondes ou baroques, blanches, rosées, ou bien d’une légère nuance colorée, ou bien encore noires comme les perles de Tahiti.

Il convient toujours de s’assurer que les perles teintées sont, soit de couleur naturelle, soit ont subi un traitement ayant pour but de leur donner une couleur.
Les perles de qualité ne peuvent pas mourir, mais seulement s’endormir si elles sont délaissées. Il faut les porter et laisser aux vêtements le soin de les polir et d’en entretenir l’orient. Il faut, par contre, les tenir éloignées des cosmétiques et des autres bijoux fussent-ils en métaux précieux.

 

Les différentes variétés de perles de culture

AKOYA

Les perles Akoya sont les traditionnelles perles de culture du Japon. La Chine a récemment commencé à cultiver avec succès des perles de culture Akoya dans ses eaux territoriales, mais elle n’a pas encore été capable de produire des perles aussi éclatantes et de haute qualité que les perles Akoya japonaises.

PERLE NOIRE DES MERS DU SUD

La perle noire des mers du Sud provient d’une variété de grosses huîtres perlières que l’on trouve principalement en Polynésie française. Leur couleur unique et magnifique ainsi que leur grosseur peuvent les rendre très chères.

PERLE BLANCHE DES MERS DU SUD

La perle blanche des mers du Sud est cultivée dans les grosses huîtres tropicales ou semi-tropicales, en Australie, en Indonésie, dans l’Union de Myanmar et dans d’autres pays du Pacifique. En général, elles sont d’une taille allant de 10 à 20 mm et sont très chères en raison de leur grosseur et de leur pureté.

PERLE D’EAU DOUCE

On peut trouver les perles d’eau douce dans les baies et les rivières du monde entier. Elles s’obtiennent facilement de l’élevage de mollusques d’eau douce en Chine, au Japon et aux Etats-Unis. Beaucoup d’entre elles sont moins brillantes que les perles d’eau salée mais leur prix raisonnable, leur forme et couleur uniques les ont rendues populaires ces dernières années.

PERLE MABE

Les perles Mabe sont des perles de culture de forme hémisphérique qui se développent contre la coquille de l’huître et non pas dans le corps même de l’huître. Elles sont généralement utilisées pour la création de boucles d’oreilles ou de bagues afin de dissimuler leur face plate.

 

L’entretien des perles

Les perles peuvent-elles mourir ? Les perles ne sont pas vivantes et ne peuvent donc pas mourir. Mais elles sont composées de matière perlière (l’aragonite) et d’environ 2,5 % d’eau. Elles risquent donc de se ternir si on ne leur accorde pas les égards qu’elles méritent parce qu’elles se déshydratent (notamment si elles sont soumises à des températures supérieures à 60°C).
Les perles peuvent également perdre de leur lustre à cause de l’acidité de la peau qui peut détruire petit à petit les couches concentriques d’aragonite, d’où l’importance de n’acquérir que des perles possédant une couche perlière de plusieurs millimètres d’épaisseur.

Il est donc recommandé de :

  • Baigner vos perles, ou de se baigner avec, dans de l’eau douce ou salée, à condition que cette eau ne contienne aucun produit acide ou détergeant (savons, bains moussants etc.)
  • D’essuyer vos perles, si votre peau est acide, avec une peau de chamois avant de les ranger ;
  • Les frotter éventuellement, de temps à autres, avec un chiffon légèrement enduit d’huile d’olive pour aviver leur lustre ;
  • De les porter régulièrement : la perle s’hydrate au contact de la peau et se recouvre d’une très fine couche lipidique qui la protège ;
  • Les ranger à l’écart des autres bijoux car les perles se rayent au contact de l’or, du diamant et autres matières dures
  • De mettre votre collier seulement après avoir terminé votre maquillage. De manière générale, il vaut mieux éviter tout contact avec des produits chimiques
  • De faire renfiler votre collier au moins une fois par an avec un nœud entre chaque perle. Cela évite le frottement des perles entre elles.

 

 

Les critères de qualité des perles de culture

L’ECLAT

L’éclat est l’association de la brillance de la surface et d’une profonde lumière. Une perle de bonne qualité doit être brillante et non terne. Vous devriez pouvoir voir clairement votre reflet à la surface de la perle. Une mauvaise qualité se caractérise par un perle trop blanche, terne et blafarde.

LA SURFACE

La netteté se caractérise par l’absence de tâches déformantes, de chocs ou de fissures à la surface de la perle. Plus la perle est nette, plus sa valeur est grande.

LA FORME

Dans la mesure où les perles de culture sont issues de l’huître à la suite d’un phénomène naturel, il est rare d’avoir des perles parfaitement rondes. Cependant, plus une perle est ronde, plus elle a de valeur. Les perles baroques, qui ont une forme asymétrique, peuvent être brillantes et séduisantes mais coûtent souvent moins cher que les perles rondes.

LA COULEUR

Les perles de culture peuvent varier du rosé au noir. Bien que la couleur soit vraiment une affaire de goût, les couleurs rosé et argent/blanc avantagent généralement les peaux claires alors que les couleurs crème et or conviennent mieux aux peaux mates.

LA TAILLE

La taille des perles de culture est déterminée par leur diamètre mesuré en millimètres. Il peut être inférieur à 1 millimètre dans le cas des très petites perles ou atteindre 20 millimètres (voire même plus) dans le cas des perles des mers du Sud. A caractéristiques égales, plus la perles est grosse, plus elle a de valeur.

 

Pourquoi y a-t-il plusieurs couleurs de perles

La couleur des perles varie en fonction du patrimoine génétique de l’huître, des sels minéraux dissous dans l’eau, de la qualité du plancton absorbé par l’huître.

La perle blanche d’eau salée est produite par la Pinctada Fucata, huître de petite taille (100 mm) qui vit essentiellement au Japon et en Chine et qui est très facilement cultivable. Elle produit une perle blanche de petite taille (6 à 9 mm généralement).

La perle de couleur (couramment appelée perle noire) est produite par la Pinctada Margaritifera, huître de grande taille (200 à 400 mm) qui se développe uniquement dans des eaux chaudes présentant des qualités biologiques exceptionnelles, et la plus grande concentration de ces huîtres se trouve dans les archipels de Gambier et de Tuamotu. Elles produisent des perles de grand diamètre (9 à 10 mm généralement) qui présentent des couleurs pouvant varier du gris clair au noir profond.

La perle d’eau douce est produite non pas par une huître mais par une moule, la Margaritana margaritifera, aussi appelée mulette. Elle se reconnaît à sa forme allongée et à la nacre qui tapisse les valves. Ce mollusque qui mesure de 8 à 14 cm vit au deux-tiers enfoncé dans le sable ou le gravier en position quasi verticale.